Finalement, le journal interne n’est peut-être pas si ringard…

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« Grand » débat actuellement dans mon service à propos du journal interne.

Il y a deux ans, j’avais transformé notre classique 16 pages trimestriel en une simple lettre de 4 pages distribuée mensuellement, en même temps que la feuille de paye.

Tout cela me paraissait formidable, d’autant plus que la maquette, plutôt agréable, était articulée autour des 4 pôles constituant le nouvel organigramme.

Après une vingtaine de numéros, force est de constater que la formule s’essouffle un peu.

4 pages, c’est à la fois un peu juste pour traiter en profondeur de sujets complexes et… c’est beaucoup les mois où l’actualité est atone dans certain pôle.

La manipulation est lourde pour réussir la distribution synchronisée du journal aux 2000 agents répartis sur une centaine de sites.

Enfin et surtout, en deux ans l’intranet s’est fortement développé. La quasi-totalité des agents travaillant dans les bureaux ont un accès (forcé) aux news de l’intranet le matin en allumant leur PC. Le coût du système est marginal et l’information est réactualisable en permanence…

Du coup, certains de mes (jeunes) collaborateurs me poussent à faire de l’intranet le principal outil de l’information interne en arrêtant la publication de la lettre mensuelle.

Peut-être parce que je ne suis pas issu de la génération Y, mais je n’arrive pas à me résoudre à une telle mise à mort.

Pour moi, le journal interne imprimé a (encore) deux atouts qui lui évite une ringardisation totale.

En premier lieu, il est… tactile. Il sent bon l’encre, il est rassurant et les agents peuvent le ramener chez eux pour montrer ce qu’ils font au travail.  Je vois mal nos fonctionnaires tenter de se connecter de leur domicile au réseau du bureau pour montrer à  leur conjoint la trombine de leurs collègues.

Ensuite, le journal papier permet de toucher tous les agents, même ceux qui n’ont pas accès régulièrement à un ordinateur. Dans un Département, je ne vois pas, en fait, d’autres manières d’informer le personnel des collèges, les assistantes maternelles, les agents routiers… soit près de la moitié des effectifs.

A moins naturellement d’équiper tout le monde d’un Ipad…

Autant dire que ce n’est pas demain la veille et que notre bon vieux journal interne papier a encore de beaux jours devant lui !

À propos de Fabrice Jobard

Directeur de la communication depuis plus d'une quinzaine d'années... je me suis passionné pour le protocole républicain et la communication interne. J'interviens régulièrement auprès de collectivités et d'entreprises qui doivent faire face à ces problématiques.
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2 réponses à Finalement, le journal interne n’est peut-être pas si ringard…

  1. Chrystophe dit :

    Mais à ce moment là, pourquoi ne pas passer par ce fameux Intranet et proposer aux agents de répondre (obligatoirement?) à un simple questionnaire sur l’avenir ou la pertinence des supports, sur la manière d’accéder aux contenus du journal , ce qui est le plus et le moins lu etc.

    Un simple formulaire Google Docs est hop…
    ;)

  2. Robert Rio dit :

    Je partage votre idée. Les agents territoriaux ne sont pas des geeks ! On leur doit une information juste et honnête sur les directions que l’exécutif veut prendre. Il n’ont pas besoin de savoir bidouiller leur ordi pour ça !

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